L’hypnose et le sport – Comment l’autohypnose peut vous aider à vous améliorer

Et si, parmi les outils d’entraînement du triathlète, un engin tout simple pouvait faire la différence ? On ne vous parle pas d’un prolongateur, ou d’une technologie informatique de soutien d’entraînement de plus… On vous parle d’autre chose. Du mental. Cet outil, voire cette dimension de la performance, qui est reconnu comme étant déterminant sans être pourtant codifié et valorisé. Parfois le mental est là, parfois pas, on est un peu démuni. Ça vous est arrivé ?

Et si les choses n’étaient pas verrouillées ? Si le mental, comme le ferait un muscle, s’entraînait, se renforçait, se manipulait pour être de notre côté quand le corps rentre dans le rouge ? C’est ce que nous propose le livre « Autohypnose et performance sportive : manuel pratique d’entrainement mental pour le sportif » paru en Septembre aux Editions Amphora.

L’hypnose et l’autohypnose dans le sport.

Bien que ces deux mots fassent encore un effet curieux en France, les techniques qui sont derrière n’est sont pas moins sérieuses. L’hypnose, on la rencontre dans les hôpitaux et les maternités, aux urgences, chez les pompiers, mais pour ce qui nous intéresse, le sport, on sait que cette technique est utilisée par les plus grands. Tiger Woods l’utilise en golf depuis son adolescence par exemple. Et l’auteur, Jonathan Bel Legroux, est bien placé pour le savoir, puisqu’il est le précurseur en France de l’utilisation de cette méthode en tant que coach mental. Praticien en hypnose, brevet d’Etat, formateur en hypnose, président de Mental Camp, il pratique et enseigne l’hypnose tous les jours depuis presqu’une dizaine d’années. Au tout début, il est parti d’un constat : aux JO de 2008, une dizaine de coachs mentaux pratiquant l’hypnose accompagnaient respectivement les équipes des USA, de Russie, d’Angleterre et d’Australie… Aucun pour la France. Pourtant la technique est reconnue pour son efficacité en cabinet, pour améliorer un comportement, modifier un geste, une émotion. Tous ces marqueurs pourraient aussi intéresser le monde du sport. De plus, l’hypnose, en tant qu’état, et le sport sont étrangement liés. Le sportif, tout comme l’artiste, serait plus souvent qu’on le croit dans l’état d’hypnose. C’est un état naturel du cerveau, on estime que nous le croisons tous, spontanément, plusieurs fois par jour. Une dizaine de fois. Or, ce chiffre s’envole lorsque l’on s’intéresse aux artistes et aux sportifs car ils ont une habileté à s’absorber dans leur activité, les uns dans le geste artiste, les autres dans le mouvement physique. Ainsi, pratiquer un sport, qu’importe l’intensité, aurait tendance à modifier notre état de conscience, autrement dit, à nous mettre dans l’état d’hypnose. Par exemple, lorsque on court et que l’on perd la notion du temps, lorsqu’on nage et que l’esprit décroche… ce sont des petits états d’hypnose. Plus parlant encore, lorsqu’il imagine passer la ligne d’arrivée pour continuer de se motiver, lorsqu’il visualise un parcours, à ces moments-là, le sportif déclenche en fait un état d’hypnose sans le savoir pour rentrer dans une discipline plus précise : l’autohypnose.

L’autohypnose est le domaine de l’autonomie. Chacun peut y parvenir. Pour apprendre rapidement à maîtriser cet état il suffit d’utiliser notre imagination (capacité que nous avons tous) d’une certaine façon. Jonathan Bel Legroux travaille avec des athlètes de haut niveau, certains pratiquant le triathlon savent se mettre en autohypnose sur leur vélo, ou pendant leur course à pied… mais dans quel but ?

 

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Le but pour le sportif ? Agir sur son mental, seul

Il est courant qu’on entende : « motive-toi, concentre-toi, ne stresse pas… ». Vous avez entendu ces phrases, vous les avez peut-être même prononcées. Mais une question subsiste : « Comment ? Comment se motiver, avoir confiance, se concentrer ? » Il manquait un manuel pour apprendre à créer ces états d’esprit pourtant indispensables à la réussite. Alors que l’entrainement et l’expérience forgent le mental, on a laissé de côté l’entrainement de celui-ci. Voilà pourquoi l’autohypnose, parce qu’elle permet d’agir là où la volonté n’est pas suffisante, devient un outil de choix pour le sportif qui veut se dépasser. Une émotion, une habitude, une pensée pleine de doute, sont tout autant de mécanismes involontaires sur lesquels l’autohypnose est utilisable efficacement.

 

L’entrainement mental dans l’action

L’intérêt de cette technique réside dans sa simplicité d’apprentissage pour le sportif, et dans la facilité concrète de mise en pratique durant l’action. Le mental, tout comme le sport, est un monde d’action. On se concentre et on peut utiliser l’autohypnose sur une transition dans un IM. On peut stopper ses pensées de doute avec l’autohypnose à vélo, pour activer sur commande une émotion avant d’attaquer un col. Nul besoin d’endroit calme et loin de la réalité du terrain pour pratiquer, au contraire. Jonathan Bel Legroux nous invite à prendre une des cinquante techniques proposées et à la mettre à l’épreuve en la testant à l’entrainement. C’est en agissant que le sportif va mieux intégrer et automatiser l’hypnose de façon évidente dans sa passion, dans ses routines. Il le fait déjà, sans s’en rendre compte, ou sans mettre le mot « hypnose » dessus. Ce livre est une invitation à continuer de s’entrainer tout en apprenant à encore mieux se connaitre comme seul le sport sait le faire. L’autohypnose et le sport sont deux façons d’explorer l’humain, de dépasser ses limites. Jonathan Bel Legroux est intervenu auprès de l’INSEP, de certains membres de l’équipe de France de Judo, dont Emilie Andéol (médaillée d’or à Rio), des français en escalade, natation, escrime, trails, de nombreux sportifs pro… Un constat s’impose : le mental, c’est de la préparation. Or nous sommes encore dans une logique de réparation mentale. On s’y intéresse quand cela est bien souvent trop tard. Cependant les choses changent, comme les mentalités, et les connaissances en entrainement aussi. Voici de quoi continuer à prendre de l’avance, et puisque le mental peut faire la différence, entrainez-vous à faire la différence.

 

L’auteur Jonathan Bel Legroux :

Educateur sportif, diplômé d’un Master STAPS, Jonathan BEL LEGROUX est aussi hypno praticien et formateur en hypnose et PNL (formé par l’un des deux créateurs, Richard Bandler). Il est également coach mental de sportifs. 

Depuis plusieurs années, il accompagne des sportifs en coaching mental, notamment dans les sports extrêmes (eau libre, escalade, alpinisme, ski alpin, trail) les arts martiaux, les sports de combat, les sports d’endurance comme le triathlon, et le marathon…

Il accompagne de nombreux athlètes dans leur préparation pour les Jeux Olympiques et les compétitions sur le circuit international. Précurseur en France de l’utilisation de l’hypnose dans le sport, il s’intéresse avant tout au lien corps/esprit dans les contextes de stress, de risques et de performance. Il est lui-même pratiquant de triathlon, alpinisme, sports extrêmes.

Également formateur, il transmet des outils pour que le corps et le mental s’accordent à n’importe quel moment de la vie. Il organise des stages “Mental Camp” destinés aux sportifs et entraîneurs désireux d’optimiser leur mental pour gagner en performance et prendre toujours plus de plaisir dans la pratique. Pour lui, le mental ne se prépare pas, il s’entraîne.

 

 

1 comment on “L’hypnose et le sport – Comment l’autohypnose peut vous aider à vous améliorer”

  1. Elodie Répondre

    Très intéressant ce sujet ! J’ai commencé à m’intéresser à l’autohypnose dans le cadre de la maîtrise de la douleur (Vaincre la douleur par l’autohypnose) et même si je vois des améliorations, je trouve aussi que ce n’est pas évident de pratiquer les exercices seuls. Personnellement, ça m’aiderait d’avoir une personne pour me guider au départ ou qu’il y ai des exercices plus progressifs. Du coup, je serai curieuse d’avoir plus de détails sur ce livre (d’autant que je commence à m’intéresser aussi à la prépa mentale). Comment est construit ce livre? Avez-vous eu l’occasion de le mettre en pratique ? Que pensez-vous de la mise en oeuvre de l’hypnose et quels résultats avez-vous obtenu ?

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