Manuel de Survie du Vélo en Ville

La pratique du vélo en ville relève parfois du parcours du combattant. Circuler au milieu des automobilistes demande de l’attention, de l’anticipation, et de la pratique. Parcourant près de 3000 kilomètres par an en ville, j’ai eu l’occasion d’expérimenter la conduite cycliste au milieu des flux de voiture. Voici quelques conseils permettant de se faire sa place et de rouler le plus en sécurité possible au milieu de la circulation.

Piste cyclable

  • Porter un casque : le casque reste à mon sens l’ange gardien du cycliste. En ville, on ne déroge pas à la règle. Le casque pourra vous sauver en cas de choc sur la tête provoqué par une chute. Je sais que ce n’est pas toujours pratique ni simple d’en avoir un avec soi. Mais le jour où la tête rencontre le bitume, on ne se félicitera jamais assez d’avoir ce morceau de polystyrène qui nous a évité de plus grands malheurs.
  • Se dire que les automobilistes ne nous voit pas : On a beau circuler en pleine journée, porter un baudrier ou être équipé de lampe, il faut constamment se mettre dans la tête que les automobilistes ne nous voit pas, où tout du moins que nous sommes loin d’être leur priorité. Avant nous, il y a le téléphone, le maquillage ou tout simplement l’inattention qui feront que vous et votre vélo seraient vite mis au second plan dans la liste des préoccupations des conducteurs.

  • Circuler au milieu de la chaussée : Ça peut paraître idiot, mais lorsque vous ne circulez pas sur une piste cyclable, circuler au milieu de la chaussée me semble être la meilleure des façons de conserver son intégrité physique. Les voitures ne se risqueront pas à vous serrer contre le trottoir et vous éviterez aussi tout risque qu’un automobiliste ouvre sa portière sans regarder avant. Bien sur je ne parle pas de circuler sans cesse au milieu des voies, mais de circuler sur la voie de droite et de laisser un espace important entre le bord de la route et vous. Et dès qu’un dégagement sur le côté vous permet de vous rangez, décalez-vous et laissez vous doubler.
  • Toujours anticiper et se dire qu’un automobiliste ne met pas son clignotant lorsqu’il tourne : Il me semble bien que l’infraction au code de la route est le non respect du clignotant. J’en viens même à me demander si sur certaines voitures ce n’est pas une option. Quant à l’angle mort, n’en parlons pas. Faites donc bien attention lorsque vous sentez qu’une voiture risque de tourner et que vous vous apprêtez à passer à côté d’elle de ce côté. Quitte à freiner et à la laisser passer même si elle est en tort.
  • Se méfier d’un piéton qui peut passer entre les files de voiture arrêtées : Qui n’a jamais traversé entre les voitures lorsque celles-ci étaient arrêtées à un feu rouge ? Lorsque vous êtes à vélo, c’est exactement ce qu’il peut arriver. L’astuce lorsque vous avancez entre les fils de voitures qui attendent que le feu passe au vert : circuler lentement et constamment regarder à droite et à gauche afin d’anticiper tout passage inattendu d’un piéton.

Circuler au milieu des voitures

  • Ne jamais rester dans l’angle mort d’un poids lourd : Lorsque je parle de poids lourd, je parle de camions et de bus. Il faut savoir que depuis sa cabine, le chauffeur ne nous voit pas (ou très mal) dès lors que nous ne sommes plus dans son champ de vision. Les poids lourds, de part leur gabarit, coupent également les virages. Ne vous voyant pas, ils pourraient vous serrer à l’intérieur contre le trottoir. Prudence est donc de mise dès lors que vous n’êtes pas devant la cabine de conduite du véhicule.
  • Soyez toujours le plus visible possible des voitures : Je pense notamment aux feux rouges, où il ne faut pas hésiter à se mettre devant les voitures (quitte à déborder sur le passage piéton), et d’anticiper le passage au feux vert en partant légèrement avant. De cette façon, vous ne vous ferez pas coincer par les automobilistes qui démarrent brusquement dès que le feux passe au vert.

En suivant ces quelques principes de conduite, je suis, après 4 ans de vélotaf, passé qu’une seule fois près de la correction. Et ce jour là, ce fut tout simplement un automobiliste inattentif qui sortit d’une place de stationnement sans tourner la tête et qui ne me laissa aucune autre chance que mordre le bitume.

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