Après un An de Vélotaf, le Bilan

Voici près d’une année que je me suis mis au Vélotaf. Chaque jour, je prends plaisir à aller travailler à vélo, à me sentir libre et à me glisser dans le flow de la circulation.

En un an, je me suis amusé à analyser le comportement des usagers de la route vis-à-vis des cyclistes et le constat reste encore bien triste. Alors que nous, cyclistes de tous les jours, participons à la réduction de la circulation, à la réduction de l’émission des gaz à effort de serre et réalisons un effort physique préventif pour la santé, le bilan sur la considération vélocipédique reste bien malheureux.

Le comportement des usagers de la route

Chaque jour, malgré le peu de kilomètres que je parcours, je vois un nombre important d’incivilités. La plus répandue restera surement l’oubli du clignotant, suivie de près par l’absence d’angle mort ainsi que le brûlage de feu rouge. Certes ce ne sont que de petites infractions – quoique le feu rouge, c’est quand même 4 points et une amende de 4ème classe – mais dont les conséquences peuvent être graves.

Parfois les automobilistes ne nous voient pas, mais ont-ils conscience des éventuelles conséquences d’une collision avec un cycliste ? Quoi qu’il en soit, ce comportement négligé demande une attention de tous les instants. A croire que parfois, la circulation routière est régie par la loi de la Jungle et qu’il faut savoir se faire sa place.

Les infrastructures

Soyons honnêtes, les voies cyclables ont connu un certaines essor dans la décennie précédente. Cependant, je me demande si les gens qui ont créé ces pistes cyclables sont des cyclistes. Je crois que la réponse est négative.

Que ce soit les pistes cyclables matérialisées sur le trottoir ou les voies délimités entre la route et le trottoir, rouler sur une piste cyclable reste tout aussi dangereux que rouler sur la voie automobile.

Entre les piétons qui ne regardent pas avant de traverser une voie cyclables, les morceaux de verre qui jonchent le sol et les voitures garées en double fil sur la voie, cela fait déjà bien longtemps que je ne les pratique plus.

Et les Cyclistes dans tout ça

Il est vrai qu’il m’arrive de griller quelques feux, de ne pas poser le pied à terre au stop ou d’emprunter quelques sens interdits. Néanmoins, je porte une attention toute particulière à faire cela de façon responsable. Je vois pourtant d’autres cyclistes faisant les mêmes infractions, mais de façon bien moins responsable. Etre un minimum respectueux des autres usagers de la route serait alors la meilleure réponse que nous pourrions apporter à cette situation afin de nous faire un peu plus respecter sur la chaussée.

Et alors ?

Chaque semaine, je rencontre des gens me disant que rouler en ville à vélo leur semble bien trop dangereux. Il s’agit pour eux d’un véritable frein à pratiquer le Vélotaf, alors que celui-ci serait bénéfique en de nombreux points.

Tout cela est bien le signe que nous avons encore beaucoup de progrès à faire sur ce sujet. Je n’ai malheureusement pas la solution miracle. La seule chose que nous pouvons actuellement faire est de rester vertueux et attentif sur la route.

6 comments on “Après un An de Vélotaf, le Bilan”

  1. Guillaume Répondre

    Bonjour,
    Très bon article !
    Je me rends également au travail à vélo et je suis victime des mêmes problèmes que toi.
    Je suis entièrement d’accord quand tu dis que les pistes cyclables ont été créées par des personnes qui n’utilisent pas leur vélo en ville. (Peut être même qui ne font pas de vélo du tout …)
    Dans certains endroits de Paris et de proche banlieue, nous pouvons emprunter des rues en sens interdit grâce à la signalisation au sol. Encore quelques choses de fait à moitié !! Les automobilistes ne voient pas cette signalisation au sol et AUCUN panneau ne les informe que des cyclistes peuvent arriver à contre sens. Gros danger pour nous !!!
    Je pense que les pistes cyclables les plus dangereuses sont celles sur la photo de ton article. En gros celles sur le trottoir ! Aucun piéton ne fait attention.
    Pour avoir déjà rouler à Londres et à Berlin, nous avons beaucoup de choses à apprendre concernant la pratique du vélo en ville.

    • Pierre M Répondre

      Ca me rassure de voir que je ne suis pas le seul à remarquer la dangerosité de ces pistes cyclables. Merci d’avoir également évoqué les sens interdits autorisés aux vélos, j’avais omis le danger qu’ils représentent.

  2. Aurélien Répondre

    Piste cyclable du boulevard Barbes : CQFD… Mais pas pire que celles situées sur les couloirs de bus qui sont eux les vrais tueurs de cyclistes.
    Une petite remarque qui n’a presque rien à voir, les masques, quelqu’ils soient, ne protègent pas contre la pollution. Les particules fines passent quoiqu’il arrive (de plus en plus de gens en portent en vélo). Enfin dans le parisien du jour on apprend la nouvelle politique concernant les cyclistes : plus d’amende et moins de tolérance sur les infractions commises en vélo, mais des amendes moins chères …

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